30.11.2007
Lozère

Pelouse du Lozère
peau de pierre
et de bruyère
Alvéole
du vent
jusqu'à l'os
Lazulite
(Comme j'aimerai marcher
seule dans ce silence
Comme nos rêves sont trop immenses )
Estourelle
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22.11.2007
La porte des songes

La porte des songes
ni ouverte ni fermée
laisse entrevoir
par transparence
un au delà
de lumière.
Mon coeur y plonge
sans crainte.
Forêt de paix
et de joie tissées.
Chemin d'ombre
esquissé.
J'ai passé la porte
des songes
porte de paix et de joie
tissées.
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Le fleuve argenté serpente le val perdu
Jusqu'au lac où dans la brume un soir disparurent
Dame et chevalier blanc. Des eaux sous la ramure,
Un rocher noir émerge étrangement tordu.
Brocéliande ainsi ton mythe nous obsède
Lancelot et Guenièvre votre amour interdit,
Merlin-Viviann, noces insolites, où fut votre lit ?
Tour d'air et feu maudit, forêt que hante Mordred!
Enfermé à jamais à l'ombre noire des chênes
centenaires, votre amour impossible égraine
sa complainte que les chevaliers reprennent.
Ormes, trembles, hêtres vos feuilles d'or frissonnent
Le vieux barde à la fontaine chante et fredonne
Les noces mystique du chevalier, de la reine.
15.11.2007
Le cerisier

Pour les cerises les plus hautes
l'escabeau ne suffisait pas.
On avait beau se mettre sur la pointe des pieds
tirer sur les branches les secouer
s'y suspendre
et faire peur aux enfants
avec des gestes pour rire
les plus grosses-celles qu'ils voulaient-
ne se laissaient jamais faire.
Elles tenaient s'accrochaient
et nous étions vaincus.
Aujourd'hui je repense à cela.
Le cerisier est mort
et les enfants sont grands.
Mais des boucles d'oreilles rouges
gesticulent bizarrement sur ma page.
Et cette fois je les cueille.
François de cornière


